lundi 25 novembre 2013

The Immigrant, superproduction décevante du pourtant grand James Gray !

Grosse déception ! 
Thème prometteur, pourtant: début du siècle, les grandes vagues d'immigration, Ellis Island… on attend Il était une fois en Amérique avec une fille pour héroïne, on attend du souffle et de la sensibilité : c'est James Gray, quand même, The Yards, La Nuit nous appartient, Two Lovers…
Las ! On trouve un scénario creux qui tire peu parti du contexte historique, une histoire rebattue et peu convaincante à l'écriture décousue, des dialogues ampoulés qui sonnent faux, un jeu soit figé (Cotillard) soit excessif (Phoenix) qui rend les personnages peu attachants… Gray semble s'être égaré dans un film de commande à gros budget : The Immigrant est un blockbuster sans finesse. Et que dire de l'affiche, d'une laideur remarquable ! 

mardi 19 novembre 2013

Les Garçons et Guillaume, à table ! Un Guillaume Gallienne virtuose, touchant et hilarant à la fois !

Film sensible, intelligent et très drôle. Très touchant aussi, pour l'intimité qu'il livre et son éclairage sur une problématique pas si simple à traiter sans pathos : la recherche de son identité sexuelle. 
Un festival de jeu d'acteur, plus nourri par la sensibilité que par une science du jeu. 
GG est extraordinaire, drôle et touchant à la fois à chaque instant. Quel acteur mais aussi quelle personnalité ! 
Il illumine son film de bout en bout et fait volontiers pardonner les quelques faiblesses de la construction et les quelques scènes superflues. 

mardi 5 novembre 2013

Quai d'Orsay : brillante adaptation d'un brillant exercice

Adaptation très fidèle de l'excellente BD par Bertrand Tavernier, Quai d'Orsay est un exercice brillant qui traduit efficacement l'énergie et le chaos des antichambres ministérielles, et la démesure du personnage du fameux Ministre. Quelques trouvailles visuelles parviennent à restituer l'effet tornade du dit Ministre, bien campé par Thierry Lhermitte, plus à l'aise cependant dans la gestuelle et ses emportements que dans les (rares) dialogues à peu près calmes. Niels Arestrup, chef de cabinet, est magnifique en cheville ouvrière qui dénoue les pires crises sans se départir d'un calme olympien avec lequel il neutralise les envolées du Ministre. Raphaël Personnaz est parfaitement juste en idéaliste fasciné par le Ministre et dépassé par les événements.  

Un regret quand au scénario : toute l'histoire retrace les moments qui précèdent le fameux discours de Villepin à  l'ONU pour exprimer la position de la France sur la guerre en Irak. Or les extraits décousus du discours final montrés dans le film le vident de son sens et laissent une impression d'absurdité qui ne correspond ni à la réalité ni aux intentions de la BD.